OBSERVATOIRE DES FILIÈRES À RESPONSABILITÉ ÉLARGIE DES PRODUCTEURS EN INTERACTION AVEC LE SERVICE PUBLIC DE GESTION DES DÉCHETS

I.    INTRODUCTION

Il y a une vingtaine d’années, les collectivités locales ont vu apparaître une profonde modification dans la gestion de leurs déchets avec la mise en place de la première filière de responsabilité élargie du producteur sur les emballages.

Déjà la loi n°75-633 du 15 juillet 1975 relative à l'élimination des déchets et à la récupération des matériaux, mettait en avant les problématiques liées à la production et à la distribution de produits générateurs de déchets. Les industriels ont dû améliorer leurs produits à l’origine de déchets pouvant être dangereux pour la santé et l’environnement et ont été tenus d'en assurer ou d'en faire assurer l'élimination. Les producteurs ont alors la responsabilité financière de la gestion du déchet issu de leur produit, selon le principe pollueur-payeur.
Dans le même temps, la gestion des déchets ménagers pose différentes difficultés : hausse des quantités de déchets collectées, difficulté croissante à trouver des espaces pour leur traitement et perception plus aiguë des risques sanitaires. La mise en œuvre de nouveaux instruments encourageant la prévention des déchets s’imposait. Ainsi l’Union européenne expose dans ses travaux l’importance d’une gestion adaptée et spécifique de certains flux de déchets soit par leur dangerosité, comme les piles et accumulateurs, soit par la quantité qu’ils représentent, comme pour les emballages. En 1991 et 1994, elle met en place deux directives pour ces deux types de déchets.

Le principe de la responsabilité élargie du producteur (REP) a été initié par l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE) suite à la volonté des pays membres de mettre en œuvre de nouveaux moyens pour réduire la pollution et la production de déchets. En 1994, l’OCDE lance des travaux plus approfondis sur la REP et en 2001, elle publie le document « Responsabilité élargie du producteur - Manuel à l’intention des pouvoirs publics ». La REP est alors officiellement née.
« L’OCDE définit la REP comme un instrument de politique de l’environnement qui étend les obligations matérielles et/ou financières du producteur à l’égard d’un produit jusqu’au stade de son cycle de vie situé en aval de la consommation. » La REP a deux objectifs principaux, qui sont, d’après l’OCDE :

  • 1) le transfert en amont de la responsabilité (matérielle et/ou économique : totale ou partielle), des communes vers les producteurs ;
  • 2) la création d’incitations en faveur de la prise en compte des aspects environnementaux par les producteurs dans le cadre de la conception des produits.

Avec l’évolution de la REP un objectif complémentaire  est apparu : l’amélioration des performances de traitement (recyclage, valorisation…).

Depuis les filières de REP se sont largement développées. En effet, aujourd’hui il existe 16 filières opérationnelles en France et 4 nouvelles sont en préparation. Cependant chaque filière est spécifique, tant du point de vue du dispositif mis en place que du nombre d’éco-organismes, de leur statut juridique, du contrôle exercé par l’Etat…La diversité et la multiplication de ces filières ont amené le Cercle National du Recyclage à s’interroger sur l’ensemble du dispositif. Le Cercle National du Recyclage a donc souhaité établir un bilan des filières afin d’assurer son rôle de suivi, de relever ce qui fonctionne mais aussi ce qui pose problème pour proposer des points à améliorer et d’observer les limites des dispositifs actuels.

Ce dossier présente uniquement les filières qui s’inscrivent dans le cadre du service public, celles qui concernent que les déchets ménagers regroupés, collectés et/ou traités par les collectivités territoriales et qui sont pilotées par des éco-organismes agréés ou non :

  • les emballages,
  • les papiers,
  • les textiles,
  • les équipements électriques et électroniques,
  • les pneumatiques,
  • les piles et accumulateurs,
  • les médicaments non utilisés.

Cette étude ne concerne donc pas les filières suivantes : les véhicules hors d’usage, les lubrifiants, les fluides frigorigènes fluorés, les emballages et produits de phytosanitaires.
Lors de la mise à jour du dossier, les nouvelles filières y seront intégrées : déchets diffus spécifiques (DDS), meubles et déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) perforants des patients en autotraitement.

Afin de mieux appréhender le contexte général, une présentation sur les filières rappelle le principe dans lequel s’inscrit la responsabilité élargie du producteur, la réglementation, les différents types d’éco-organismes existant ainsi que les moyens de leur contrôle. Ensuite, un observatoire par filière permet de suivre l’évolution des quantités contribuantes, collectées et traitées, d’évaluer la répartition des dépenses des éco-organismes et de déterminer les points à améliorer. Enfin un bilan financier pour l’ensemble des filières REP permet d’estimer le poids des filières dans la gestion des déchets et des soutiens qu’elles représentent pour les collectivités locales. Tout au long de ce dossier, le Cercle National du Recyclage envisagera des pistes d’amélioration pour l’application de la REP.

Pour chaque éco-organisme, un bilan a été fait pour les années 2008, 2009 et 2010 en utilisant en priorité le rapport annuel des éco-organismes, puis pour les éléments financiers : les comptes sociaux, et enfin si nécessaire les données de l’ADEME (rapport annuel sur la filière, indicateurs de suivi de la filière…). Ces informations, ayant été parfois comptabilisées de façon différente, peuvent présenter des limites pour comparer les éco-organismes entre eux. Les conclusions tirées restent donc générales et permettent d’observer des tendances. Une même donnée peut être légèrement différente d’une année sur l’autre et/ou d’une source à l’autre, d’où l’intérêt de hiérarchiser l’utilisation des documents.
France Recyclage Pneumatiques (FRP) n’a pas l’obligation de fournir ses comptes aux greffes des tribunaux de commerce car il constitue un groupement d’intérêt économique et n’est pas agréé. Les données financières le concernant ne sont donc que très peu détaillées.

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OBSERVATOIRE DES FILIÈRES À RESPONSABILITÉ ÉLARGIE DES PRODUCTEURS EN INTERACTION AVEC LE SERVICE PUBLIC DE GESTION DES DÉCHETS

LEXIQUE DES ABREVIATIONS

ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie

AMF : Association des Maires de France

AMORCE : Association des Maîtres d’Ouvrage des Réseaux de Chaleur pour l’Environnement

CEMAGREF : Centre National du Machinisme Agricole, du Génie Rural et des Eaux et Forêts

CND : Conseil National des Déchets

DASRI : Déchets de Soins à Risques Infectieux

DDS : Déchets Diffus Spécifiques

DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

D3E : Déchets d’équipements électriques et électroniques

EEE : Equipements électriques et électroniques

ESS : Economie sociale et solidaire

GIE : Groupement d’Intérêt Économique

MODECOM : Méthode de caractérisation des ordures ménagères

OCDE : Organisation pour la Coopération et le Développement Economique

REP : Responsabilité Élargie du Producteur

SA : Société Anonyme

SAS : Société par Action Simplifiée

TLC : Textiles, Linges et Chaussures

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OBSERVATOIRE DES FILIÈRES À RESPONSABILITÉ ÉLARGIE DES PRODUCTEURS EN INTERACTION AVEC LE SERVICE PUBLIC DE GESTION DES DÉCHETS

GLOSSAIRE

LEXIQUE DES ABREVIATIONS

I. INTRODUCTION

II. LA REP : DEFINITIONS ET APPLICATIONS

1.    LA NAISSANCE DE LA REP

1.1.    Principe de la REP
1.2.    Cadre réglementaire
1.3.    Mise en œuvre des filières

2.    FONCTIONNEMENT DES ECO-ORGANISMES

2.1.    Généralités
2.2.    Eco-organisme à responsabilité essentiellement financière
2.3.    Eco-organisme à responsabilité organisationnelle et financière
2.4.    Régulation, contrôle et suivi

III. OBSERVATOIRE PAR FILIERE REP

1.    EMBALLAGES

1.1.    Indicateurs sur le fonctionnement

1.1.1.    Mises sur le marché
1.1.2.    Collecte et traitement

1.2.    Indicateurs financiers

1.2.1.    Montant des contributions
1.2.2.    Répartition des dépenses

1.3.    Observations et remarques générales

2.    PAPIERS

2.1.    Indicateurs sur le fonctionnement

2.1.1.    Mises sur le marché
2.1.2.    Collecte et traitement

2.2.    Indicateurs financiers

2.2.1.    Montant des contributions
2.2.2.    Répartition des dépenses

2.3.    Observations et remarques générales

3.    TEXTILES

3.1.    Indicateurs sur le fonctionnement

3.1.1.    Mises sur le marché
3.1.2.    Collecte et traitement

3.2.    Indicateurs financiers

3.2.1.    Montant des contributions
3.2.2.    Répartition des dépenses

3.3.    Observations et remarques générales

4.    DECHETS D’EQUIPEMENTS ELECTRIQUES ET ELECTRONIQUES

4.1.    Indicateurs sur le fonctionnement

4.1.1.    Mises sur le marché
4.1.2.    Collecte et traitement

4.2.    Indicateurs financiers

4.2.1.    Montant des contributions
4.2.2.    Répartition des dépenses

4.3.    Observations et remarques générales

5.    PNEUS

5.1.    Indicateurs sur le fonctionnement

5.1.1.    Mises sur le marché
5.1.2.    Collecte et traitement

5.2.    Indicateurs financiers

5.2.1.    Montant des contributions
5.2.2.    Répartition des dépenses

5.3.    Observations et remarques générales

6.    PILES

6.1.    Indicateurs sur le fonctionnement

6.1.1.    Mises sur le marché
6.1.2.    Collecte et traitement

6.2.    Indicateurs financiers

6.2.1.    Montant des contributions
6.2.2.    Répartition des dépenses

6.3.    Observations et remarques générales

7.    MEDICAMENTS

7.1.    Indicateurs sur le fonctionnement

7.1.1.    Mises sur le marché
7.1.2.    Collecte et traitement

7.2.    Indicateurs financiers

7.2.1.    Montant des contributions
7.2.2.    Répartition des dépenses

7.3.    Observations et remarques générales

IV. BILAN FINANCIER DE L’ENSEMBLE DES FILIERES REP

1.    MONTANTS DES CONTRIBUTIONS

2.    MONTANT DESTINE A LA GESTION DES DECHETS

3.    SOUTIENS REVERSES AUX COLLECTIVITES LOCALES

4.    OBSERVATIONS ET REMARQUES GENERALES


V. CONCLUSION

REMERCIEMENTS

ADRESSES

OBSERVATOIRE DES FILIÈRES À RESPONSABILITÉ ÉLARGIE DES PRODUCTEURS EN INTERACTION AVEC LE SERVICE PUBLIC DE GESTION DES DÉCHETS

GLOSSAIRE

Dans ce dossier, les indicateurs utilisés ont été définis de la manière suivante :

Taux de contribution = Quantités de produits contribuants / Quantités de produits assujettis à la filière

Taux de collecte = Quantités de déchets collectées / Quantités de produits contribuants

Taux de réemploi = Quantité de produits réemployés / Quantités de produits contribuants

Taux de recyclage = Quantités de déchets recyclées / Quantités de produits contribuants

Taux de réutilisation = Quantités de déchets réutilisés / Quantités de produits contribuants

Taux de réutilisation-recyclage = Taux de réutilisation + Taux de recyclage

Taux de valorisation matière = Quantités de déchets issues de la valorisation matière / Quantités de produits contribuants

Taux de valorisation énergétique = Quantités de déchets valorisés sous forme d’énergie / Quantités de produits contribuants

Taux de valorisation globale = (Quantités de déchets issus du recyclage, de la valorisation matière, de la valorisation organique et de la valorisation énergétique) / Quantités de produits contribuants

Ils ne correspondent pas forcément aux indicateurs définis par la réglementation.

Pour la population française, les données sont issues de l’INSEE, elle est estimée :

-    pour 2008 à 63 961 956,
-    pour 2009 à 64 322 785,
-    pour 2010 à 64 668 885.

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REDEVANCE SPECIALE : ACCOMPAGNEMENT A LA MISE EN PLACE ET RECUEIL D'EXPERIENCES

Bibliographie et collectivités locales citées

ADEME – La Redevance Spéciale pour les déchets non ménagers – 14 exemples de mise en œuvre – 2000

ADEME – Les déchets en chiffre en France - 2009

Observatoire Régional des Déchets d’Ile de France (ORDIF) – La mise en place de la Redevance Spéciale en Il de France – février 2000

Clermont Communauté et Agglomération Maubeuge - Val de Sambre - Rapport d’étude sur la Redevance Spéciale – réflexions préalables à la mis en place - 2007


Agglomération Maubeuge - Val de Sambre
1, place du pavillon - BP 243 – 59603 MAUBEUGE Cedex
Tél. : 03 27 53 01 00
www.amvs.fr

CALITOM

ZE La Braconne - 16 600 MORNAC
Tél. : 05 45 65 82 50
www.calitom.com

Communauté d’agglomération Clermontoise

64 – 66, avenue de l’union soviétique – BP 231 – 63007 CLERMONT-FERRAND Cedex 1
Tél. : 04 73 98 34 00
www.clermontcommunaute.net

Communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin
242 Boulevard Albert Schweitzer – 62253 HENIN BEAUMONT
Tél. : 03 21 67 14 80
www.agglo-henincarvin.fr

Communauté d’agglomération Orléans Val de Loire

Espace Saint Marc - Place du 6 juin 1944 - BP 95801 - 45058 ORLEANS cedex 1.
Tél : 02.38.78.75.75
www.agglo-orleans.fr

Communauté d’agglomération de Pau Pyrénées
Hôtel de France - 2 bis, Place Royale – 64010 PAU
Tél. : 05 59 98 01 83
www.agglo-pau.fr

Communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’estuaire (CARENE)
4 avenue Commandant l'Herminier - 44600 SAINT NAZAIRE
Tél. : 02 51 16 48 48
www.agglo-carene.fr

Communauté urbaine d’Alençon
Hôtel de ville - BP 362 - 61014 ALENÇON cedex
Tél. : 02 33 32 40 00
www.communaute-urbaine-alencon.fr

Communauté urbaines de Bordeaux
Esplanade Charles de Gaulle - 33076 BORDEAUX cedex
Tél. 05 56 99 84 84
www.lacub.fr

Communauté urbaine de Brest
24, rue Coat-ar-Guéven - BP 92242 - 29227 BREST Cedex
Tél. : 02 98 33 50 50
www.brest.fr

Communauté urbaines de Nancy

22-24 viaduc Kennedy - Case officielle n°36 - - 54035 NANCY Cedex
Tél. : 03.83.91.83.91
www.grand-nancy.org

Communauté urbaine de Nantes

2, Cours du champ de Mars - 44923 NANTES Cedex 9
Tél. : 02 40 99 48 48
www.nantesmetropole.fr

Dreux agglomération
4 rue de Châteaudun - 28109 DREUX
www.dreux-agglomeration.fr

Grand Chalon agglomération
15-23, Avenue Georges Pompidou - 71100 CHALON-SUR-SAONE
Tél. : 03 85 94 15 15
www.legrandchalon.fr

Lille Métropole Communauté urbaine

1 rue du ballon – 59034 LILLE
Tél. : 03 20 21 22 23
www.lillemetropole.fr

SEMOCTOM
9 route d’allégret – 33 670 SAINT LEON
Tél. : 05 57 34 53 20
www.semoctom.com

SIOM de la vallée de Chevreuse
Chemin départemental 118 - 91978 COURTABOEUF Cedex
Tél. 01 64 53 30 00
www.siom.fr

SIVOM de la vallée de l’Yerres et des Sénarts

Route du Tremblay - 91480 VARENNES-JARCY
Tél. 01.69.00.96.90
www.sivom.info

SMICTOM de Saône et Dombes
Parc d'activités de Trévoux - 30 allée des artisans - 01600 TREVOUX
Tél. : 04 74 00 19 02

SMICVAL du Libournais
8 route de la Pinière – 33910 SAINT DENIS DE PILE
Tél. : 05 57 55 39 79
www.smicval.fr

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