MANIFESTE DU CERCLE NATIONAL DU RECYCLAGE POUR UNE GESTION DURABLE DES DECHETS
-Télécharger le document-
LES RESPONSABILITES DE LA GESTION DES DECHETS - THEME I
La gestion actuelle des déchets s’organise selon différentes responsabilités :
- La responsabilité légale qui renvoie à l’obligation d’assumer les dommages à l’environnement ;
- La responsabilité financière qui renvoie à l’obligation de payer tout ou partie de la gestion des déchets issus des produits à la fin de leur vie utile ;
- La responsabilité organisationnelle qui renvoie à l’obligation de gérer physiquement les déchets issus des produits à la fin de leur vie utile.
Si la loi n° 75-633 du 15 juillet 1975 relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux rend les collectivités locales responsables sur le plan financier et organisationnel de la gestion des déchets des ménages sur un principe d’hygiène et de salubrité publique, elle prévoyait déjà en son article 6 de renvoyer la responsabilité légale et la responsabilité financière au producteur : « Il peut être fait obligation aux producteurs, importateurs et distributeurs de ces produits ou des éléments et matériaux entrant dans leur fabrication de pourvoir ou de contribuer à l’élimination des déchets qui en proviennent ». La politique européenne des quinze dernières années en matière de déchets en fait un principe qui est passée de l’incitation à l’obligation. Seule la responsabilité financière du couple producteur / consommateur peut engager le cercle vertueux de l’éco-conception des produits et de la prévention des déchets.
Proposition I - 1
Répartir la responsabilité légale, la responsabilité financière et la responsabilité opérationnelle pour préciser les obligations incombant aux divers acteurs.
Proposition I - 2
Imputer de façon claire aux producteurs et importateurs de biens (lorsqu’ils sont identifiables), la responsabilité financière totale de la collecte et du traitement de leurs produits en fin de vie.
Proposition I - 3
Préciser pour chaque type de déchets, l’étape à partir de laquelle la collectivité locale a rempli son obligation réglementaire.
LA PREVENTION DES DECHETS - THEME II
Un principe irréfutable de la gestion des déchets est que « le déchet dont on se débarrasse le plus facilement est celui qui n’existe pas ». La prévention des déchets consiste à mettre en place des moyens visant à réduire la production des déchets tant en quantité qu’en potentiel de pollution. La responsabilisation du producteur d’un bien par l’internalisation des coûts d’élimination du déchet dans le prix du produit (détaillée dans les thèmes I et V) est également une mesure de prévention.
Proposition II - 1
Envisager de nouveaux systèmes de consignation.
Proposition II - 2
Augmenter la durabilité des produits.
Proposition II - 3
Choisir en priorité des produits écolabellisés, des éco-produits.
LE DEVELOPEMENT DURABLE DE LA GESTION DES DECHETS - THEME III
Le développement durable se définit comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Il ne peut s’obtenir que dans l’atteinte d’un équilibre entre économie, écologie et développement social. Afin de contribuer activement à ce principe, il est nécessaire d’intégrer ces dimensions dans la gestion des déchets.
Proposition III - 1
Prendre en compte la totalité du cycle de vie des produits (conception, fabrication, distribution, utilisation, élimination) pour apprécier et choisir le traitement le plus efficace au regard de notre environnement.
Proposition III - 2
Inciter à l’intégration de matériaux récupérés dans la fabrication de nouveaux produits.
Proposition III - 3
Réduire le transport des déchets par voie routière et privilégier la voie fluviale, le rail et le transport multi-modal.
LA MAITRISE DES COUTS DE LA GESTION DES DECHETS - THEME IV
Depuis quelques années, les collectivités locales se sont trouvées confrontées à une hausse importante des coûts liés à la gestion des déchets. Cette augmentation s’explique notamment par la modernisation des installations de collecte et de traitement, l’application de nouvelles normes sur les centres de stockage et les unités d’incinération, …
Aujourd’hui, pour éviter l’accroissement de la pression fiscale liée aux déchets, il est nécessaire que le coût global de leur gestion ne subisse plus de fortes augmentations.
Proposition IV - 1
Appliquer le taux de TVA réduit dès qu’une quantité significative de déchets (autres qu’emballages) est collectée sélectivement en vue d’une valorisation matière.
Proposition IV - 2
Privilégier une gestion conjointe de tous les déchets de même nature quelle que soit leur provenance (ménagère, commerciale, artisanale, …).
LE FINANCEMENT DE LA GESTION DES DECHETS - THEME V
Aujourd’hui le financement de la gestion des déchets est à la charge des collectivités locales. Cependant, le principe pollueur-payeur prescrit que le pollueur supporte les coûts de la prévention et du contrôle de la pollution. Depuis quelques années la perception du « pollueur » est en train de se modifier, passant de la personne physique ou morale qui produit un déchet à la personne physique ou morale qui produit et met sur le marché un bien qui deviendra un jour un déchet.
Proposition V - 1
Elargir le principe de financement de la gestion des déchets par le producteur à tous les produits qui deviendront déchets et dont le producteur est identifiable.
Proposition V - 2
Répercuter la totalité des coûts de la gestion de tous les produits devenus déchets y compris collecte et traitement) sur leurs producteurs.
Proposition V - 3
Partager la globalité du coût de gestion des déchets entre :
- une part essentielle, correspondant à l’élimination du déchet, payée en amont par le couple producteur / consommateur ;
- une autre part, correspondant au service de collecte et de traitement des déchets non ménagers que la collectivité gère comme déchets assimilés, financée par la redevance spéciale ;
- et le reste, correspondant au service d’hygiène et de salubrité publique, payé en aval par le contribuable.
LES OUTILS DE LA GESTION DES DECHETS - THEME VI
Afin d’enclencher rapidement l’amélioration globale de la gestion des déchets en privilégiant les solutions environnementalement pertinentes, il est possible d’agir sur certains outils techniques et financiers.
Proposition VI - 1
Augmenter le montant de la taxe sur la mise en décharge (TGAP).
Proposition VI - 2
Doubler le montant de la TGAP en cas de mise en décharge illégale.
Proposition VI - 3
Favoriser la création de structures régionales chargées de la commercialisation des matériaux triés.
Proposition VI - 4
Imposer systématiquement le principe d’un comité de suivi de la révision et de l’application des plans départementaux d’élimination des déchets.
LES TECHNIQUES RELATIVES A LA GESTION DES DECHETS - THEME VII
L’amélioration de la gestion des déchets passe nécessairement par la connaissance des réalités de terrain. Certaines notions plus techniques doivent donc être également abordées de manière concrète et approfondie.
Proposition VII - 1
Observer les quantités et les compositions des différents gisements de déchets.
Proposition VII - 2
Atteindre l’autosuffisance en installations de traitement des déchets à l’échelle d’un territoire pertinent.
Proposition VII - 3
Etablir les critères de définition « a minima » du déchet ultime pouvant être mis en décharge en fonction des opérations mises en œuvre en amont et du contexte local.
L’INFORMATION SUR LA GESTION DES DECHETS - THEME VIII
L’information du public relative aux effets sur l’environnement et la santé publique des opérations de gestion des déchets est le 4ème objet de la loi n°92-646 du 13 juillet 1992. La généralisation de la collecte sélective des déchets d’emballages ménagers a permis une prise de conscience globale des problématiques liées à la gestion des déchets. Les collectivités locales assistent désormais à une demande d’information grandissante et se doivent de répondre aux attentes de leurs citoyens. De plus, l’acceptation par la population de nouvelles installations de traitement des déchets ne peut être obtenue qu’en fonction d’une concertation aboutie.
Proposition VIII - 1
Mettre en œuvre la concertation et la transparence en amont des projets de gestion des déchets par la mise en place des commissions consultatives locales des services publics.
Proposition VIII - 2
Renseigner systématiquement et annuellement sur la gestion complète du service « déchets » par la publication du rapport annuel du maire, et la diffusion, auprès de toute la population, d’une synthèse spécifique (résultats des collectes sélectives, devenir des matériaux, coûts, recettes, ...).
DOSSIER DE PRESSE DU 4 JUIN 2004
UNE INGERENCE DE PLUS DANS LA GESTION DES COLLECTIVITES - PARTIE IIE II
Les demandes d'agrément présentées par les sociétés Adelphe et Eco-Emballages comportent des clauses qui les conduisent à intervenir de plus en plus dans l'élimination des déchets, domaine qui relève pourtant de la responsabilité des communes et de leurs groupements, selon l'article L2224-13 Code Général des Collectivités Territoriales. Ces tentatives d'ingérence concernent notamment les aspects suivants :
- les moyens de collecte des déchets d'emballages ménagers et l'organisation du service ;
- les relations des collectivités locales avec leurs habitants ;
- la rédaction des marchés de prestations et le suivi des contrats avec les prestataires.
1 - LES MOYENS DE COLLECTE DES DECHETS D'EMBALLAGES MENAGERS ET L'ORGANISATION DU SERVICE
Les collectivités locales ont la responsabilité d'organiser le service public de gestion des déchets ménagers, dont le champ est beaucoup plus vaste que les seuls déchets d'emballages ménagers. De ce fait, les collectivités locales mettent en place un service global, destiné à leurs habitants et qui prend en compte des contraintes techniques très diverses. Elles arbitrent les éventuels divergences entre les types de collecte ou les filières de traitement selon des priorités définies au niveau local. Elles doivent donc garder toute latitude d'effectuer les choix nécessaires. Or, à plusieurs reprises, la demande d'agrément comprend des formulations qui tendent à orienter les choix des collectivités vers les modes de collecte des déchets d'emballages ménagers supposés les plus performants.
La fréquence des collectes, la forme, la taille ou la couleur des bacs correspondent à des choix organisationnels précis. Ils concernent non seulement la collecte, mais aussi l'organisation des filières de traitement. Les collectivités locales peuvent éventuellement prendre conseil auprès de leurs opérateurs, qui connaissent les difficultés de logistique inhérentes à ces activités, mais elles restent seules responsables de leurs décisions face à leurs concitoyens. Les sociétés agréées n'ont pas à être prescripteurs en la matière.
« Sans jamais s'ingérer dans la gestion des collectivités locales, Eco-Emballages s'est toujours montrée vigilante sur le choix des schémas de collecte et de tri de celles-ci » (Demande d'agrément Eco-Emballages).
« Il faut également prendre en compte les remarques des citoyens et des collectivités sur la taille ou la couleur des bacs. Il faut être à l'écoute de celles et ceux qui s'interrogent sur les fréquences de collecte ». (Demande d'agrément Eco-Emballages).
« Les objectifs du partenariat avec les collectivités locales présentés en première partie du document sont essentiellement :
- de renforcer la motivation des citoyens au geste de tri en augmentant la communication de suivi, en simplifiant le geste de tri (homogénéisation des couleurs et des consignes de tri) et en fournissant aux Collectivités Locales toutes les données permettent une information transparente des citoyens » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
Optimiser les moyens et maîtriser les coûts est une préoccupation constante des collectivités locales. Toutefois, elles entendent rester maître de leur décision en la matière, car il leur faut arbitrer entre plusieurs contraintes parfois contradictoires : diminuer la fréquence des collectes peut être contraire à la garantie de la salubrité et de l'hygiène publique. Il est donc regrettable que le document détaille les moyens à mettre en œuvre, en laissant entendre que ces mesures sont applicables partout. Enfin, ce type de commentaires n'a pas sa place dans une demande d'agrément.
« La performance des programmes de collecte sélective peut être améliorée et dépend de leviers simples sur lesquels les Collectivités locales peuvent agir : améliorer le geste de tri des habitants, abaisser les taux de refus de tri, ajuster les fréquences de collecte, améliorer l'implantation de la collecte sélective en zone urbaine, aménager les réseaux de points d'apport volontaire, sont, parmi d'autres, autant de moyens d'optimisation des systèmes et de maîtrise des coûts » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
L'implantation de nouvelles unités de traitement préoccupent de nombreuses collectivités. Toutefois, il s'agit souvent de problèmes complexes, qui dépassent parfois le cadre de la gestion des déchets d'emballages ménagers, pour toucher à la politique locale. Il n'est pas dans les attributions des sociétés agréées de prendre position, même de manière très générale, sur ces questions.
« Face aux difficultés que rencontrent les projets d'implantation d'unités de traitement de déchets, la recherche de solution alternatives s'impose à tous comme une urgence » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
La définition des objectifs assignés à la gestion des déchets relève d'une décision politique, de la compétence des élus. Les sociétés agréées n'ont pas à prendre position sur ce sujet. Par ailleurs, si la mise en œuvre d'économie d'échelle peut être une mesure de saine gestion, elle implique l'organisation d'une coopération intercommunale, question relevant exclusivement de la politique locale. Il faut également rappeler que le service public d'élimination des déchets concerne un champ beaucoup plus large que les seuls déchets d'emballages ménagers. Les élus ne peuvent optimiser exclusivement la gestion des déchets d'emballages et négliger les autres types de déchets ménagers.
« De plus, l'expérience a montré que le dispositif français doit résolument évoluer vers une gestion intégrée des déchets municipaux avec un double objectif : minimiser leurs impacts environnementaux et opérer les économies d'échelle dans la gestion du service public d'élimination des déchets » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
Si les collectivités locales sont également soucieuses d'optimisation, elles restent prudentes sur la liste des leviers d'amélioration, surtout en l'absence de toute étude systématique. Il est donc délicat de définir dès à présent les leviers les plus pertinents d'optimisation, sauf si le résultat est connu avant le début des études prévues.
« Les objectifs du partenariat avec les collectivités locales présentés en première partie du document sont essentiellement :
- de permettre aux Collectivités locales de lettre en œuvre toute action visant à réduire le coût de la collecte, du tri et du recyclage notamment en étudiant les leviers les plus pertinents d'optimisation (périodicité de la collecte, dotation en bacs, organisation des Centres de Tri…) »(Demande d'agrément Eco-Emballages)
L'expérience issue de l'exploitation des centres de tri a démontré l'importance des caractérisations. Toutefois, les méthodes sont encore loin d'être éprouvées et les travaux de l'AFNOR ne sont pas terminés. Il est donc prématuré d'imposer une méthode de caractérisation qui n'est pas encore validée. De plus, dans les discussions concernant la norme XP X30-437, il était initialement prévu de la mettre en place à partir du barème E, soit lors du renouvellement d'agrément prévu en 2011.
« Pour connaître les tonnages à soutenir, la collectivité locale devra caractériser des flux de collecte (porte-à-porte, apport volontaire) selon la méthodologie de la norme expérimentale ou en vigueur XP X 30-437. Cette caractérisation permettra de connaître la fraction d'EMR à soutenir » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
2 - LES RELATIONS DES COLLECTIVITES LOCALES AVEC LEURS HABITANTS
Les relations entre les collectivités locales et leurs habitants ne sont pas limitées aux seuls problèmes de collecte sélective des déchets d'emballages ménagers. Elles s‘inscrivent dans l'ensemble de la politique locale. Par ailleurs, les collectivités construisent leur communication en fonction de paramètres locaux. S'il est toujours profitable de connaître les pratiques des autres collectivités, les sociétés agréées ne peuvent pas recommander un type de communication plutôt qu'un autre.
« Les objectifs du partenariat avec les collectivités locales présentés en première partie du document sont essentiellement :
- de renforcer la motivation des citoyens au geste de tri en augmentant la communication de suivi, en simplifiant le geste de tri (homogénéisation des couleurs et des consignes de tri) et en fournissant aux Collectivités Locales toutes les données permettent une information transparente des citoyens » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
3 - LA REDACTION DES MARCHES DE PRESTATIONS ET LE SUIVI DES CONTRATS AVEC LES PRESTATAIRES
Lorsque la collectivité locale décide de mener une étude, elle définit elle-même ses besoins et le contenu de l'étude. Il n'est pas choquant, dans la mesure où les sociétés agréées financent en partie ces études, qu'elles définissent des critères d'attribution des aides et le contenu du document qui leur sera transmis. Toutefois, les sociétés agréées ne peuvent pas se substituer aux collectivités locales pour définir le contenu de l'étude, le cahier des charges du marché de prestations passé par la collectivité ou la forme du rapport final.
« Soutien à la connaissance des coûts,
Ce soutien [….] sera versé aux collectivités locales de plus de 10 000 habitants desservis, à réception par Eco-Emballages d'un rapport final d'étude conforme au cahier des charges » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
Les études de connaissance des leviers d'optimisation sont des études locales, adaptées à la pratique de la collectivité. Il est donc curieux que la demande d'agrément définisse leur contenu de manière aussi précise. Il serait préférable d'attendre de disposer d'une plus grande expérience en la matière. Enfin, si certains leviers d'optimisation sont communs à plusieurs collectivités, il est probable que d'autres leviers seront spécifiques à la collectivité étudiée.
« Le rapport reprend les données de l'étude des coûts et fait un état des lieux du périmètre concerné sur les aspects suivants, sans que ceux-ci soient exhaustifs : Collecte
- pertinence du périmètre ;
- moyens mis en place ;
- performances (kg, refus, fréquence) ;
- circuits de collecte, aspects techniques, économiques, sociaux.
Tri
- audit du centre de tri ;
- adéquation avec la collecte ;
- aspects techniques, économiques, sociaux. » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
Les sociétés agréées finançant en partie les études d'optimisation peuvent contrôler qu'elles correspondent à leurs règles d'attribution des soutiens. Il est plus étonnant qu'elles demandent des modifications du contenu. En effet, si l'étude a déjà été réalisée, il n'est plus possible d'en modifier le contenu. Si le contrôle a lieu avant le début de l'étude, les sociétés agréées seront donc amenées à valider le marché de prestations passé par la collectivité, situation qui ne manquera pas de poser des problèmes d'ordre juridique.
« Contrôle : le bien fondé des études sera contrôlé par Eco-Emballages, qui pourra, si bon lui semble, demander des modifications afin que l'étude corresponde bien aux objectifs d'optimisation » (Demande d'agrément d'Eco-Emballages)
Pour permettre une comparaison des différentes études qui seront réalisées, il est préférable de standardiser les méthodes. Toutefois, si les sociétés agréées imposent l'utilisation d'un logiciel précis, qu'elles ont développé elles-mêmes, il est indispensable que tous les prestataires des collectivités aient accès à ce logiciel. Dans le cas contraire, le principe d'égalité d'accès à la commande publique ne serait pas respecté. Enfin, les logiciels sont habituellement protégés par des licences d'exploitation payantes. Il serait discutable d'imposer aux éventuels prestataires d'acquérir ce logiciel à titre payant.
« L'étude de Connaissance des Coûts doit se réaliser avec le logiciel e-coût mis à disposition par Eco-Emballages qui assurera la formation des utilisateurs, ou le logiciel atout-coût mis à disposition par l'Ademe qui assurera la formation des utilisateurs ou d'autres outils équivalents préalablement agréés conjointement par Eco-Emballages et l'Ademe » (Demande d'agrément d'Eco-Emballages)
Les collectivités locales établissent des relations contractuelles avec leurs opérateurs. Dans ces contrats, elles demandent à leurs opérateurs d'effectuer, sous leur contrôle, des opérations concernant la collecte et le tri des déchets d'emballages ménagers. Les sociétés agréées n'ont pas à intervenir dans les contrats entre les collectivités et les opérateurs. Si des relations de travail peuvent s'établir sur le terrain, seules les collectivités ont le pouvoir de contrôler les opérateurs.
« Ces démarches de progrès aboutiront, inévitablement, à rendre encore plus attractive la collecte sélective. Elles seront menées en liaison étroite avec les opérateurs et, comme ce fut le cas depuis l'origine, avec l'Ademe » (Demande d'agrément Eco-Emballages)
Le Cercle National du Recyclage demande
- De laisser les collectivités locales seules juges de l'organisation du service de gestion des déchets, qu'il s'agisse de la collecte ou du traitement
- De s'abstenir d'intervenir dans les relations entre les élus et les habitants, qui sont essentiellement des liens de proximité
- De respecter la liberté contractuelle des collectivités locales, qui doivent pouvoir gérer seules leurs relations avec leurs prestataires de services, dans le respect du Code Général des Collectivités Territoriales